Le labyrinthe du discontinu: le moi entre Hume et Kant
Date
2008
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French
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Entre Hume et Kant, le statut épistémologique de l’imagination en tant
que faculté de synthèse oscille entre la contingence subjective et la
nécessité objective, c’est-à-dire entre la fiction contra-natura et la
législation de la nature elle-même. Cependant, le lieu problématique
fondamental, où les deux modèles s’affrontent et s’opposent, demeure
sans aucun doute le rapport du moi aux repr sentations. En ce sens, le
modéle humien de la conscience met en exergue la passivité du sujet en
identifiant le moi avec les perceptions (le célèbre self-bundle of percep-
tions), lesquelles forment un univers discontinu de substances distinctes
existant par soi. Ainsi le moi se réduit-il, suivant le lexique husserlien, à
des noémes sans noèse. Pourtant, la perceptibilité des perceptions suppose
l’unité et l’identité d’un moi actif (appelons-le bundling self ) car sans noèse
pas de noème et, plus prècisément, sans une communauté d’activité
transcendantale (communauté noétique) aucune multiplicité perceptive n’est
concevable.
Keywords
Kant, Hume, Épistémologique
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Citation
Jesus, P. (2008). Le labyrinthe du discontinu: le moi entre Hume et Kant. In V. Rodhen, R. Terra, & G. Almeida (Hrsg.), Recht und Frieden in der Philosophie Kants: Akten des X. Internationalen Kant-Kongresses, S. Paulo, Sept. 2005 (pp. 289-300). Berlin: Walter de Gruyter.
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Open Access